..L é i s . e t . . . . . L e . M o n d e.Ce n'est pas la fin. Ce n'est même pas le commencement de la fin. Mais, c'est peut-être la fin du commencement..

..L é i s . e t  . . . .  . L e . M o n d e.Ce n'est pas la fin. Ce n'est même pas le commencement de la fin. Mais, c'est peut-être la fin du commencement..
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B i e n v e n u e .& .B o n n e . v i s i t e




C ' e s t . u n e . h i s t o i r e . s y m p a . . . .




Pas de grand discours. Juste la place à mon imagination sans limites. Je n'ai pas la prétention de dire que je suis la meilleure. Je veux juste faire partager ma passion.





___________________________________

S e n s a t i o n . O b s e s s i o n . P a s s i o n . D é r a i s o n .
C o m e . a s . y o u . a r e !


Elle a un nom soupirait des millions de fois, hurlait à en perdre la voix. Elle va partager sa vie avec vous. elle est un départ , un nouveau et un futur.

« Depuis ce jour, j'ai commencé à vivre sur les minutes d'un autre ... »

Alors on hurlait en silence, on s'arrachait le coeur et on s'aimait toujours un peu plus. On s'est attaché à un rêve trp réel, trop grand. Tu me tiens ? Alors je t'en pris ne me lache pas. Si je tombe, jamais je ne pourrais me remettre debout. Jamais. Il a des mondes, des terres, des océans. Et toi, toi mon amour...

« On a tous le choix de nos actes. Âme, conscience, libre arbitre ! »

Il a promis, un soir, que jamais, non jamais je ne serais loin de lui. Je suis partie... Il ne m'a pas suivi. Tout le monde ment. Les princes n'existent pas. Le Roi est un menteur. Le Soleil n'est pas l'unique Lumière. Et pourtant, tu es mon caprice.

« Oh Léis. Si tu savais comme tu es seule. Léis. Léis. Léis ! Ouvre la porte, laisse moi entrer encore une fois ! Je serais sâge. »

Ecrire pour conjurer. Pour ne pas oublier. Pour partager. Aïe !
___________________________________






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Pub : Je ne suis pas un bar, bordel !
(Sauf si je suis le pilier et qu'il y a de la bière)
Ou alors mettez de l'imagination et de l'envie !

E y l l a u d y i ---------

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# Posté le vendredi 03 octobre 2008 17:21

Modifié le mardi 30 juin 2009 04:04

Des News

Des News
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Chapitre 35 en ligne

Suite en cours de Z'écriture

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# Posté le jeudi 19 février 2009 09:18

Modifié le jeudi 30 juillet 2009 16:56

------------ Tome IO n e.

------------ Tome IO n e.
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Sur une mélodie de Volo



« D'un esprit momentané, privé du souvenir de toi. »


--------Il faut croire que parfois les hommes agissent dans le sens inverse de la norme. Ils font ce qu'ils leur semblent bon. La fin justifie les moyens. C'est une histoire sympa qui va se tisser ici. Une douce promenade dans une vie. Dans ma vie. Je ne suis pas spéciale pour autant si on peut dire ça comme ça. Faut-il vraiment que je me présente ? Si vous y tenez tant.

--------Je m'appelle Léis et j'ai dix-sept ans. Je vis dans une petite bourgade des Etats-Unis avec mon père. Quand je dis petite bourgade je ne pèse malheureusement pas mes mots. Hélas ! On va dire que cette maigre population, puritaine dans l'âme ne me comble pas d'activités réjouissantes. J'ai des amis, si on peut dire ça de la sorte. J'ai surtout un ami. Les autres sont un peu comme tout le monde. Le vendredi ; pas de viandes et le Dimanche ; à la messe. Et pourtant, je suis parmi eux. Je participe à tout ses petits rassemblements stupides pour faire plaisir à Papa mais oh combien j'aimerais partir d'ici. Fuir !

--------Mon père m'a tout donné. Sa jeunesse et son rêve. Il est partit de son pays natal pour m'élever comme il se devait. Ma mère ne voulait pas de moi. Elle ne se sentait pas prête à s'occuper d'un enfant, alors qu'elle-même se considérait encore comme une enfant. C'est ce que mon père m'a dit quand de mes lèvres est sortit l'ultime question : « C'est qui ma maman ? ». Mais qu'importe si elle voulait ou non de moi, mon père a comblé le vide qu'elle a laissé sur mon acte de naissance. Il était là. Il me l'a promis : « Je serais toujours là mon amour ! ».

--------Cet homme qui est-il ?

----------------Vous voulez vraiment le savoir ?

------------------------Tom Kaulitz, ex-guitariste d'un groupe de Rock mondialement connu.

Ma vie, un petit manège qui ne cesse de tourner encore et encore.
Une envolée de delà de ce que la vie nous donne.
Et je suis là, tout près de monter au-delà de toutes ses étoiles...




E y l l a u d y i
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# Posté le vendredi 03 octobre 2008 19:15

Modifié le vendredi 29 mai 2009 04:34

.T w o .

.T w o .
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Sur une ritournelle de Bensé


« Non jamais, plutôt crever que de laisser la vie me descendre. »



--------Le Lycée où cette foire aux monstres. Un vrai cirque avec une piste sur laquelle passent tellement de personnages différents et identiques à la fois. Je marche dans les couloirs, les mains dans les poches de mon Jeans au bleu passé. On me bouscule comme si j'étais invisible. C'est un peu ce que je suis. Mon père me répète souvent que je suis trop garçon manqué et que je ne me mets que trop rarement en valeur parce que d'après lui, je suis magnifique. J'ai une longue chevelure châtain et des yeux verts. Un jour, il m'a dit que j'étais le portrait craché de ma mère mais que j'avais l'intérieur de la famille Kaulitz. Je ne lui ressemble pas beaucoup, si ce n'est que son sourire et ses mimiques. Ca doit venir du fait que je suis presque vingt heures sur vingt avec lui. Je me souviens, enfant, il m'appelait son petit canard parce que je le suivais partout où il allait, comme les petits avec leur maman. J'avais toujours ce besoin de l'avoir près de moi, et ça n'a pas vraiment changé.

--------Enfin qu'importe, je suis une personne assez timide et effacée. Les regards me brûlent et me mette inconfortable. Et ni mon père ni qui que se soit me fera changer. Je me complais dans ce que je suis !

--------C'est la foule dans les couloirs dû à la fin des cours de la matinée. Je me dirige vers la cantine, serrant la lanière de mon sac. Je n'aime pas ce lieu parce que la différence des personnes se fait pleinement ressentir. Il y a la table des populaires, des sportifs, des intello et j'en passe. Les gens ont cette manie de vous juger en rapport avec votre entourage. Je ne supporte pas ça. C'est un peu comme un sentiment qui se garde bien au fond de moi mais qui grandit un peu plus chaque jour. Un sentiment encore petit et insignifiant mais je sais qu'un jour ce dernier ne va plus tenir en place et sans que je ne puisse rien faire, va exploser et m'entraîner dans quelques choses de plus différent que toutes les choses au milieu desquelles je vis.

--------Je sens une main se poser sur mon épaule, me retourne et aperçoit mon meilleur ami. Sam. Il me sourit et laisse apparaître son horrible appareil dentaire qui à le don de me terrifier. Sam n'est pas une star, Sam n'est pas beau, Sam n'est pas connu mais Sam est la personne la plus gentille que je connaisse. Il est très intelligent et rêve de quitter ce trou perdu. Un peu comme moi en faite. Je l'ai connu enfant, lui il se cachait des autres dans un coin perdu du village et moi je faisais mon aventurière sur mon grand cheval. J'ai vu ses petits yeux remplis larmes et cette peur immense. Je me suis assise près de lui, silencieuse. Papa me disait souvent que certaines personne quand elles sont tristes n'ont pas besoin d'une myriade de mots, elles se suffisent d'une présence. Sam s'était encore laissé aller aux larmes et quand il s'est arrêté je lui aie proposé de faire partit de mon histoire. De jouer au château et aux batailles. Je serais la princesse et lui le sauveur. Mais il se trouve que j'ai étais bien souvent ce saveur au grand c½ur et lui le petit être en danger. Enfin ça, c'est notre secret. Notre monde trop loin de tous ces monstres qui ont fait souvent de son sourire une moue de douleur.

--------Il remonte ses lunettes, trop lourdes et trop grosses pour son visage. Je lui souris et réajuste pour la centième fois la lanière de mon sac. Je suis nerveuse et mon ventre est noué. On entend des cris et je me sens encore un peu plus compressée dans la foule. L'équipe de basket du lycée arrive avec sa petite troupe de Pom-Pom ridicules. Hier ils ont gagné un match assez important pour les sélections et c'est comme on peut se permettre de dire : la fête. Personnellement, je n'en ai strictement rien à faire. Je n'aime pas ce sport. Tous les sports en général. Je ne suis pas fainéante, loin de là mais je ne cours que lorsque je me sens en danger.

--------Les applaudissements fusent comme pas permis, les cris hystériques des filles face aux joueurs. J'ai horreur de ça. Elles sont si pathétiques, tous comme Eux. Les pauvres filles idéalisent ces garçons, mouillent leurs petites culottes à l'entente du prénom de l'un d'entre d'eux. Elles rêvent qu'un jour ou l'autre, l'un va les remarquer et lui avouer un amour caché. Comme on dit : l'espoir fait vivre. Elles vont la frôle de près la centaine d'année à ce train là !

--------Sam me tire vers le self en me parlant de l'université qu'il convoite. Il est tellement marrant. Rien que le nom de cet établissement le rend complètement émerveillé. Ces petites étoiles dans les yeux et ce sourire que beaucoup de filles décrivent de niais mais qui pour ma part me touche beaucoup. Sam est simple et pudique. Il n'avouera jamais ces sentiments. Il les garde et ne les exprime que dans un soupire étouffé dans son écharpe.

--------On se sert et s'installe sur une table dans un coin de la cantine. Je scande la salle si hétérogène. Les sportifs, les starlettes, les intellos et j'en passe. On se croirait dans une de ses séries parlant d'une fille pas connu qui rêve de popularité. Moi je ne veux pas être connu, je me plais dans ce qui je suis même si mon père n'est pas franchement content.

« Tu es belle et intelligente. Tu as tous pour plaire et tu ne fais pas d'effort ! »

--------Cette phrase est presque écrite sur ma porte de chambre tellement je l'entends. Je sais qu'il dit ça pour moi mais à quoi bon leur ressembler si c'est pour devenir aussi bête qu'elles. Dites-moi ? Mon père ne me regarde pas comme tout le monde. Il m'idéalise et m'élève aussi haut qu'il peut.

--------Je triture un peu le contenu de mon assiette, pensive. Sam agite sa main devant mon visage.

« Tu penses à quoi ?
_ J'ai hâte de finir le lycée et de partir d'ici. Pourquoi mon père est venu s'enterrer ici ?
_ Oh moins tu as un père qui est cool !
_ Oui je dois l'avouer. Mais bon, il ne fait pas toujours les meilleurs choix. »


--------Je replonge ma tête dans mon assiette. Sans vraiment le faire exprès je fais tomber mon couteau, je me baisse au moment où une des filles populaires passe. Dans la rapidité de mon geste, je la bouscule et le contenu de son plateau se renverse sur elle. Je m'écarte horrifiée. Bravo pour la discrétion.

« Tu es vraiment stupide où quoi ? Regardes dans quel état je suis. Tu vas le regretter ! »

--------Il ne manquait plus que ça. Sam se retient de rire sâchant pertinemment que j'allais être de mauvaise humeur pour la journée. Je pends mon plateau et le dépose sur le comptoir. Je n'ai plus faim, en plus tout le monde me regarde. Il me reste deux heures avant de reprendre les cours. Je me dirige vers sa salle de musique, personnes n'y va. On va dire que de nos jours la musique ça ne tente plus trop. Enfin savoir en jouer. Je ferme la porte à clef et baisse le store.

--------J'ai besoin de me calmer. Si papa savait que je jouais de la guitare, j'en prendrais pour une heure de leçon sur la vie.

« Fais tes études, oublis la musique. Ce n'est pas elle qui va te donner un métier et une stabilité plus tard. »

--------Mais qu'est ce que j'y peux ? C'est en moi !Il a toujours refusé que je touche un instrument, surtout la guitare. J'avais huit ans quand j'ai découvert la petite pièce où il rangeait ses instruments. Je m'y suis glissé et j'ai tout de suite sentit cette alchimie entre la guitare et moi. J'ai appris par moi-même, autodidacte. Je me suis renseigné, j'ai travaillé dure pour arriver là où j'en suis maintenant. Je me suis souvent écorchée les doigts pour aujourd'hui, jouer les yeux fermés. Sentant les notes soupirer sur ma peau frémissante. Jouer encore et encore.

-------- Je me saisis de la guitare et m'installe correctement sur la marche de l'estrade. Mes doigts glissent lentement sur les cordes, instaurant la mélodie. Je ferme les yeux pour savourer pleinement toutes les petites sensations.

--------Je suis maître de mon corps, de mes doigts. Il n'y a que moi et mon instrument. Je suis sur un pied d'égalité avec les autres. Je suis douée en ça. Simplement douée. J'entends des coups à la porte. Je me stoppe. Personne ne vient jamais ici normalement. Je pose la guitare et me dirige vers la porte. Je la déverrouille et l'ouvre. Une femme assez âgée se tient devant.

« Que faites-vous ici Mademoiselle ?
_ Je voulais juste regarder.
_ C'était vous qui jouiez ?
_ Non ! J'avais mis une cassette. Je ne suis pas vraiment douée avec les instruments.
_ Bien ! Sortez maintenant. »


--------Je me retourne, prends mes affaires et quitte la salle d'un pas pressé. Les gens se retournent sur mon passage, me rendant encore plus nerveuse. J'aperçois Sam à un des tables de la cours.

« Coucou !
_ Ah te voila. Tu es parti si vite.
_ Hum, désolé ! »


--------Je m'assois à ses côtés, sortant moi aussi quelques cours.

« Tu dors à la maison ce soir ?
_ J'ai un repas de famille et tu connais ma mère.
_ Oui mais pour une fois. S'il te plait Sam !
_ Tu la connais, elle va encore me faire : Samuel Adam Peterson tu ne sortiras pas quand tes grands-parents viennent manger à la maison. Et ne jures pas, je sais que tu le fais derrière mon dos ! »


--------Je ris à son imitation. Sa mère est très croyance et à cheval sur la famille. Chez moi c'est assez dispersé. Je saute souvent un repas pour aller me balader et ne rentrer que tard dans la nuit. Je sais que mon père m'attend même si dès que je passe la porte il remonte rapidement dans sa chambre et éteins toutes les lumières. Il est toujours autour de moi mais il ne se fait pas voir. Il me regarde grandir et je sais que ces doigts le piquent de se rendre compte que la vie passe trop vite, que son bébé va bientôt devenir une femme. Un envole.

« Je peux lui demander si tu veux !
_ Tu me toujours essayer mais bon. Elle va encore me faire la morale sur : Pas de rapports sexuels avant le mariage !
_ Ah non ! Arrêtes avec ça. On est amis. »


--------Je lui tape l'épaule, faisant bouger ses lunettes. La journée se passe assez vite. J'ai ma voiture pour rentrer. Elle n'est pas toute jeune, n'a pas une peinture flambant neuve mais je l'aime beaucoup. Sam s'installe près de moi, attachant rapidement sa ceinture.

« Arrêtes j'ai toujours l'impression de conduire comme un pied ! »

--------Il se racle la gorge en serrant son sac contre son torse.

« Samuel Adam Peterson vous n'êtes qu'un gougea ! Et la prochaine fois vous prendrez le bus. »

--------Il relâche son sac en m'affichant un sourire moqueur. Je démarre ma voiture et sort du parking. Au bout de quelques minutes on arrive devant chez Sam. Je gare correctement ma voiture. Sa mère est devant la fenêtre, l'attendant. A notre arrivée elle sort et s'avance vers nous.

« Toujours à l'heure. Merci Léis.
_ De rien Madame Peterson. »


--------Sam lui colle un baiser sur la joue et moi je me contente de lui afficher un sourire. Il y a peu de contact corporel en dehors de la famille aux Etats-Unis, non pas que je saches comme cela se passe ailleurs mais chez moi on est assez tactile.

« Je me permet de vous demander si Sam peut dormir à la maison ce soir. Papa à fini la chambre d'amis et puis j'ai besoin d'aide pour préparer la messe de ce week-end.
_ C'est gênant, nous avons de la famille ce soir mais bon, l'excuse est valable et puis vous ne dormirez pas dans la même chambre. Va préparer ton sac Samuel. »


--------Je suis douée. J'ai ça dans le sang.

--------Un peu plus tard nous arrivons chez moi. C'est une des plus grandes maisons du village. Si ce n'est « la plus grande ». Je gare ma voiture dans l'allée. Mon père est dans le jardin. Il ne travaille pas. Il n'en a jamais eut besoin. Il a tellement gagné avec son groupe que maintenant il est tranquille Il ne m'a jamais donné cette excuse mais je le sais. Et malgré le fait que nous puissions vivre sans travailler, il veut que je travaille. J'entre dans la maison et monte directement dans ma chambre.

« Il n'y a pas de chambre d'amis ?
_ Tu pensais que je disais la vérité ?
_ J'avais espéré. »


--------Je pose mon sac et m'écroule sur le lit. Sam m'imite.

--------Lui et moi c'est comme une chanson et la musique. Ca peut vivre séparément mais quand on assemble les deux, on n'en sort jamais indemne. On a grandit ensemble. Et puis Sam à toujours eut le même cursus que le mien. Je le protégeais quand il manquait de se faire taper. Il est assez faible et pense que ne pas réagir diminue son risque de recevoir des coups. Combien de fois il est rentrait chez lui avait un ½il au beurre noir et des ecchymoses.

« Alors cette messe.
_ Déjà fait ! C'est des trucs que je prépare genre six mois à l'avance. Ou pire c'est mon père qui le fait parfois. Tu sais que je n'aime pas ça.
_ Ca fait partit de moi.
_ Je sais. Chacun ses choix. »


--------Je pose mes mains sur mon ventre et soupire. En faite Sam ne connaît pas grand-chose de moi. Il ne sait même pas que mon père est une ex-star. Peu de monde, voir personne le sait. Mon père était juste un très jeune Papa de vingt ans avait beaucoup d'argent, une allure peu correcte. Il n'a plus ces dreads, ni ces vêtements extra large. Il a tellement changé pour se fondre dans la masse.

--------J e me redresse faisant sursauter Sam en entendant la voiture de mon père quitter la maison. Je me lève et me place devant la porte.

« Viens je vais te montrer quelque chose. »

--------Je quitte la pièce, suivit de mon meilleur ami. On monte à l'étage supérieur. Il n'y a que peu de pièce mais elles sont de grandes tailles. Je me dirige vers la dernière. La porte est verrouillée mais je sais où mon père cache la clef. Je passe la main sur le montant et tâte jusqu'à ce que je trouve la clef.

Pas vraiment malin le Papa. [

--------Sam m'interroge du regard. J'ouvre la porte. La pièce est assez sombre et l'odeur de poussière nous monte au nez. Je lui demande de refermer la porte et de s'asseoir. Je me dirige vers la fenêtre et ouvre en grand les rideaux éclairant davantage la pièce et le secret de mon père.






E y l l a u d y i
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# Posté le vendredi 03 octobre 2008 20:48

Modifié le vendredi 29 mai 2009 05:15

.T h r e e .

.T h r e e .
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Sur un air de Tryo


« Toi et moi dans le temps, au milieu de nos enfants. »



--------Les yeux de Sam s'écarquillent devant le spectacle. Des guitares à perte de vue. Des posters à l'effigie du groupe de Papa. Des Albums. Des photos collées sur tout un mur. Voilà le secret de mon père. Voilà ce qui a fait sa vie avant ma venue.

« Qu'est ce que c'est ?, me demande Sam.
_ La jeunesse de mon père. »

--------Sam semble perdu. A ces pieds se trouvent une pile de papier et brochure de journal : Allemand, Américain et autres. Tous parlent de la fin du groupe à cause du départ de Papa. Le bide quand ils ont essayé avec un autre guitariste. Il y a aussi des lettres de mon oncle et des autres membres du groupe.

--------Je prends une des guitares acoustiques, la préférée de mon père, celle qui semble la plus usée et soignée, la seule où la poussière ne se dépose pas. Je m'installe sur une chaise haute et commence à accorder l'instrument. Sam détaille chacun de mes gestes. Je la pose correctement et laisse encore une fois mes doigts parler pour moi. Sam est presque sans voix. Je suis la musique. Je la laisse prendre tout de moi et ne laisser que de la chair. Je sais que c'est une chanson de Papa. Celle pour son frère et lui. Celle que j'aime le plus.

--------Les dernières notes s'envolent, ne laissant que du silence et ma respiration saccadée.

« Où tu as appris à jouer ainsi ?
_ C'est en moi. J'ai juste pris la guitare et j'ai laissé mes doigts danser avec les cordes. J'aime tellement ça mais Papa ne veut pas.
_ C'est dommage ! Tu es très douée. »


--------Je lui souris et repose la guitare sur son socle.

« Tu n'en parles à personnes ! Même pas à ton Dieu.
_ Promis ! »


--------On enlace nos petits doigts comme pour sceller le pacte. J'entends mon père revenir. On s'empresse de sortir et de refermer la porte. Je replace la clef et descend rapidement les marches. On arrive au rez-de-chaussée au même moment où Papa entre.

« Coucou chérie. »

--------J'embrasse mon père. Il salut Sam et se dirige vers le salon. Il a l'air assez contrarié. Il jette un tas de lettres sur la table dans un geste las et s'assois sur un des sofas. Il me fait signe de me mettre près de lui. Je ne le fais pas attendre. Sam se met face à nous.

« J'ai deux enfants ce soir à ce que je vois.
_ Oui. J'ai demandé à Sam de venir. J'ai passé une assez mauvaise journée.
_ Ah ?

_ J'ai un peu renversé le plateau d'une fille sur elle. Et elle m'a dans le collimateur maintenant.
_ Je vois mais tu sais ce que j'en pense Léis. Il ne tient qu'a toi de leur montrer qui tu es. Tu es tellement différente à la maison et à l'école. Je ne sais pas ici tu imposes presque ta loi et là-bas, moins on te voit mieux c'est. Vous êtes tellement compliqué. A ton âge je me moquais bien des autres. Bon passons ! Au menu de ce soir : pizza ou pizza ?
_ Quel dilemme ! »


--------Je ris avec Sam. Je vais passer une bonne soirée.


--------Nous sommes dans la chambre. Sam est assis sur mon lit en tailleur et moi je suis les jambes le long du mur, le buste sur le lit.

« Tu penses que je pourrais plaire à une fille un jour. Tu sais, pas une fille comme celles qu'il y a à l'Eglise. Une jolie fille.
_ Je ne sais pas. Ca ne dépend que de toi.
_ Je n'ai pas vraiment le physique pour.
_ Et alors. Si tu as un minimum de confiance en toi, tu peux trouver. Et puis ce n'est pas toujours les plus jolies les mieux.
_ Toi. Tu es belle et intelligente et tu es mon amie.
_ Je suis normale. »


--------Je me retourne et fouille dans mon sac pour en sortir un petit paquet de cigarettes.

« Tu as dis que tu arrêtais !
_ Tu as dis que tu allais avoir confiance en toi ! »


--------Je sors un petit cylindre de poison et l'apporte à mes lèvres. Je l'allume et inhale la première bouffée avec lenteur. Sam me regarde un peu perdu. Je me redresse pour lui faire face. Je tire assez fortement sur la cigarette. Mon visage se retrouve à quelques centimètres du sien et doucement je laisse un écran de fumée passer entre nous. Il se recule vivement en agitant les mains et en toussant.

« Putain Léis !
_ Han tu as juré. C'est Madame Peterson qui ne va pas être contente. »


--------Il s'arrête net et me dévisage. Son visage prend une mine sérieuse.

« Donnes-moi ça !
_ Tu rêves.
_ J'ai dis donne ! »


--------Il hache bien distinctement les mots pour me montrer qu'il est sérieux. Je la lui tends en tirant une tête de six pieds. Et sans que je réagisse, il apporte la cigarette à sa bouche. Je suis à la fois surprise et amusée. C'est ainsi que se fini la soirée, mon paquet de cigarettes qui prends une grande claque et Sam qui se lâche un peu.


( ...)

--------C'est le matin, je m'étire. Le bras de Sam est mon ventre et je sens son souffle sur ma joue. Je m'écarte de lui. Ma chambre sens le vieux tabac, c'est infecte comme odeur matinale. J'ouvre ma fenêtre, laissant l'air frais se répandre un peu partout et par la même occasion réveiller Sam.

--------Je tire un des vieux T-shirt de mon père et l'enfile en descendant à la cuisine. Papa est assis à table, un journal à la main. Je repense aux lettres d'hier. Je me demande bien où elles sont. Mon père relève la tête à mon entrée, affichant un large sourire.

« Coucou Chérie ! »

--------Je contourne la table et vient m'asseoir sur ses genoux, me collant contre son torse. Il sent bon et son odeur m'apaise toujours. Il passe ses bras autour de ma taille et un baiser atterrit sur ma nuque.

« Vous avez veillé tard hier et fais beaucoup de bruits.
_ Désolé.
_ Ne t'en fais pas. Je suis content que tu t'amuses. C'est de ton âge. Par contre évites de fumer dans ta chambre et surtout de faire fumer Samuel.
_ Ugh ! Désolé. »


--------Il m'énerve quand il fait ça. Il ne me fait pas la morale mais arrive toujours à me donner une leçon. Sam risque gros si ça mère apprend qu'il fume et surtout elle va l'interdire de revenir à la maison.

--------Je prends un croissant et le trempe dans le café de mon père. Je ne mords qu'un peu dedans et le laisse près du bol. Je descends des genoux de mon père et quitte la cuisine après avoir embrassé sa joue tendue. Sam n'est pas encore descendu et moi j'ai bien envie de trouver ces lettres. Papa les avait jetées sur la table basse.

--------J'entre dans le salon et me regard se dirige vers la table basse qui est vide. Je me mets à chercher dans tous les tiroirs du buffet. Mais rien. Il a sûrement dû les mettre dans son bureau.

--------Je m'y faufile rapidement. Bingo. Elles sont sur son bureau. Je referme doucement la porte et me dirige vers le meuble. Il n'y a qu'une dizaine de lettre dont une qui attire particulièrement mon attention. Elle vient d'Allemagne. Heureusement que j'ai quelques bases dans cette langue.

--------C'est une lettre écrite à la main. Une belle écriture où on peut voir l'effort fait par l'expéditeur. Cette lettre doit avoir beaucoup d'importance.

« Tom,

Je sais que tu ne veux pas que je vienne te voir. Ni Toi, ni ta Fille mais tu es mon frère et j'ai besoin d'avoir de tes nouvelles. Une lettre par an ne me suffit pas. Je comprends que tu veuilles tenir ton passé loin de toi pour Léis. Mais elle doit quand même connaître sa famille. Tu n'es pas venu aux mariages des garçons et tu ne viendras probablement pas au mien. Tu t'en fiches sûrement de savoir que Maman est malade et que les médecins ne font pas du tout confiant.

Il te faut quoi pour que tu daignes revenir. Tu as tout quitté pour élever ta fille. Elle à dix-sept ans maintenant. Je pense que l'exil à été suffisant. Je t'en pris rentre au moins pour une semaine. Juste pour Maman. Elle aimerait tellement voir sa petite fille au moins une fois. Tu es parti si vite. Comme un voleur.

Si tu as encore un tant soit peu d'amour pour ton frère et tout ce qui correspond à ta jeunesse, reviens. Reviens avant qu'elle ne quitte ce monde. Reviens avant qu'il ne soit trop tard pour Tous.

Bill »


--------Mon c½ur bat rapidement dans ma poitrine. Je me sens étouffée et trop oppressé. Comme quoi la curiosité est un vilain défaut. Je sens les doigts sur la lettre, sentant le papier se froisser légèrement.

--------Je repose doucement la lettre. Je la range soigneusement dans l'enveloppe. Il faut que je sorte d'ici. Je passe rapidement la porte et monte dans ma chambre. Sam n'y est plus. Je m'écroule sur le lit en repensant à ce que disait cette lettre. Ma grand-mère va mourir et elle aimerait me voir. Je ne sais pas vraiment à quoi elle ressemble. Bien sûre il y a quelques photos dans la pièce de Papa mais elles sont si vieilles. Papa n'était encore qu'un petit garçon. Je ne connais mon oncle que par les posters accrochés et sa voix par les chansons. Sinon, il m'est totalement inconnu.

--------Papa est partit comme un voleur. Je le savais déjà mais je ne pensais pas qu'il soit partit du jour au lendemain. Il m'aime et à fais ça pour moi. Mais que risquais-je à rester en Allemagne ? Sa vie ne pouvait pas être aussi terrible que ça.

--------Il faut dire qu'ici, personne ne le connaît vraiment. Il a beaucoup changé physiquement. Je ne me souviens pas l'avoir connu avec ses dreads, ni avec ses vêtements larges et son piercing à la lèvre. Maintenant il est plutôt jeans avec un petit polo. Ses cheveux sont blond et arrive parfois devant ses yeux. Mon père est, je crois que je peux le dire, très sexy. Peu de personne le connaisse dans mon lycée, il ne vient jamais me chercher. Et vu que j'évite toutes soirées et spectacles de fin d'année, il ne se fait pas non plus connaître à ses occasions là.

--------Il est arrivé ici avec un bébé et il m'a construit un château. Il a fait de ma vie un petit conte. Je n'ai encore jamais vu de prince, ni même de dragon. Je suis en sécurité. Comme le dit la lettre : c'était son but de me protéger... Mais de quoi ? De la musique ? Du groupe ? Je me perds dans mes idées et mes questions. J'ai besoin de réponse. Est-ce pour ça que Papa refuse que je fasse de la musique ? Est-ce pour me protéger ou ne pas lui rappeler son passé ? Au mon Dieu trop de question...

--------J'entends des pas se diriger vers le lit. Je me retourne et entrevois Sam. Un sourire aux lèvres. Il s'assoit près de moi.

« Ca va ?
_ Je ne sais pas trop ! J'étais bien et plus trop maintenant.
_ Ca passera. Avec toi, ça passe toujours. »


--------Il se penche et embrasse mon front. Sam est comme ça parfois, tendre. J'aime bien ce Sam là ! Il change du Sam craintif qui n'ose pas me regarder dans les yeux, de peur que je lise qu'il est attiré par une personne du sexe opposé. Qu'il me trouve belle. Que son Dieu va le punir d'un malheur.

--------Papa entre dans la chambre et demande à Sam de lui donner ses vêtements de la veille pour qu'il les lave. N'oubliant pas de justifier par un « on va effacer les traces de votre soirée ! ».

--------Sam paraît soudainement gêné. Je passe une main rassurante sur son épaule et pose mon menton tout près.

« Il ne faut pas mourir bête. Tu as essayé, ton Dieu ne peut pas te punir de vouloir voir au-delàs de ce que tu donnes tes parents. Au contraire, la curiosité est dans la nature humaine. »

--------Il hausse les épaules en fixant les arbres du jardin. Perplexe. Je sais que quelque chose le tracasse, quelque chose de différent de la cigarette. C'est plus grand, plus lourd, plus loin que ça. Je le saurais un jour. Il me le dira et je serais là pour lui, comme toujours.

--------C'est mon ami le plus intime. Il n'est ni le meilleur, ni le pire. Il est juste Sam, un garçon que la religion et la mère oppresse. Un garçon qui a dormit collé contre une fille pendant toute une nuit. Un garçon qui peut toucher une fille qui a ses yeux représente toute la beauté du monde. Sam est gentil. Il ne parle jamais trop fort mais souvent trop bas. Il ne regarde jamais dans les yeux, sauf dans les « siens ». Il ne parle pas de sexe, ni pense jamais. Sauf quand « elle » est près de lui, à souffler contre sa peau. Sam ne connaît pas la peau des femmes sauf la « sienne ». Sam aime beaucoup « elle » ! Mais Sam est juste mon ami le plus intime. Et pourtant j'aime bien être « elle » quand je suis avec lui !






E y l l a u d y i
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# Posté le vendredi 03 octobre 2008 21:08

Modifié le vendredi 29 mai 2009 08:11